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Généralitées : Histoire de la fabrication des pièces

dernière modification de cette page: le dimanche 12 juillet 2015 01:27

La fabrication des pièces de monnaies (historique)

Il existe trois principales évolutions dans l'histoire de la frappe des monnaies:

La frappe au marteau :

Dès les origines de la monnaie(VIIè siècle avant J.C) jusqu'au XVIè siècle, cette méthode consiste à réduire l'épaisseur d'une plaque de métal dans laquelle les flans sont découpés, limés, et martelés pour atteindre le poids et l'épaisseur voulus. C'est ensuite que la frappe proprement dite intervient : Le flan est posé sur le coin fixe puis le coin mobile est déposé par dessus ce flan , il ne reste au monnayeur qu'à frapper le coin mobile avec un marteau pour imprimer la gravure des coins sur le flan.

Voyez ci-dessous une illustration de la frappe au marteau :

Les modernes ateliers de frappe de la Birmingham Mint avaient d'ailleurs choisis comme logo un monnayeur sur le point de frapper un flan en mémoire à cette technique :

Juste avant la frappe au balancier, un système de frappe au mouton à également été utilisé quelques temps :

La frappe mécanique (au balancier):

De 1550 à 1830 environ. Vers 1550 un orfèvre allemand nommé Marx Schwab invente le balancier. Henri II décida d'en importer un pour la Monnaie de Paris. Un balancier est constitué d'un bâti en fonte avec en son centre une énorme vis verticale qui, à son sommet dispose d'un grand bras métallique muni à ses extrémités de deux grosses boules facilitant la rotation de la vis. La partie inférieure de la vis est équipée d'un coin, l'autre coin étant serti dans le bâti. Lorsque l'on tire sur les cordes reliées aux deux grosses boules (servant à avoir l'inertie nécessaire pour une pression permettant aux coins d'incruster ses reliefs sur le flan), la vis se met en rotation et donc effectue un mouvement de translation vers le bas (si l'on tourne dans le bon sens) jusqu'a ce que le coin qui est fixé sur la vis vienne écraser le flan disposé sur le coin serti sur le bâti.

Voyez ci-dessous une illustration d'un balancier :

Ce n'est qu'en 1645 que Louis XIV impose la frappe au balancier comme seul mode de fabrication des monnaies.

C'est également sous le règne de Louis XIV qu'est utilisé pour la première fois la machine à marquer les tranches qu'a mis au point l'ingénieur Castaimg. Cette machine permet d'inscrire des légendes sur la tranche des monnaies en les faisant passer entre deux réglettes portant le texte de la légende à inscrire. Un autre procédé fut également utilisé pour marquer les tranches, cette 2ème méthode consiste à mettre une sorte de collier autour du flan avec les inscription en creux, de cette façon lors de la frappe de la monnaie, le métal s'écrasait et venait combler les creux des inscriptions du collier.

 

Les modernes ateliers de frappe de la Monnaie de Paris (à Pessac) avaient d'ailleurs choisis comme logo un balancier pour leurs essais de frappe en mémoire à cette technique :

 

A cette même époque ou le balancier était tant utilisé, il a également existé un autre type de frappe (bien qu'il n'y ai pas réellement de frappe dans le sens "choc mécanique", mais plutôt une pression progressive...) mécanique appelé presse à cylindres, fabriquée à Augsbourg en 1764 par Johann-Georg Wolfermann. Cette technique consistait à faire passer les flans entre 2 cylindres tournant sur lesquels étaient gravés les coins. Mais cette méthode avait l'inconvénient de cambrer les flans.

Voyez ci-dessous une illustration d'une presse cylindrique et de deux rouleaux avec les coins gravés dessus :

 

La presse monétaire ( ou frappe au levier):

C'est en 1830 que Dietrich Uhlhorn, ingénieur mécanicien allemand, invente la presse monétaire. La force nécessaire à la frappe n'est plus exercée par une vis mais par un levier actionné à la vapeur. En 1845 l'ingénieur Thonnelier installa une machine similaire à la Monnaie de Paris. L'énergie de la vapeur a très vite été remplacée par l'énergie électrique.

Voyez ci-dessous une illustration d'une presse :

De nos jours les presses modernes ont des cadences très élevées (plus de 800 coups/minute) et permettent de fabriquer des millions de pièces par an.

Un fabricant Allemand de maque Schuler frappe d'ailleurs des tests avec un visuel de presse monétaire moderne (électrique et avec un grand rendement) dessus :


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